Midem 2017

share

Midem 2017 « Moins de déferlement, plus de concentration »

juin 20, 2017

« Music moves Europe » et cette musique continue d’émouvoir Cannes chaque année. À l’intérieur et aux abords du mythique Palais des Festivals, le Midem a offert pour la 51ème fois déjà aux talents du secteur une plateforme leur permettant de trouver le bon partenaire commercial. Midem by Night a en outre placé le fondateur des Fugees, Wyclef Jean, en tête de l’affiche des nombreux show-cases sur plage mettant en avant des pépites musicales du monde entier.

En journée, les séances de speed-dating et réunions à notre stand, partagé avec Bumacultuur, ont fourni aux professionnels inscrits – principalement des éditeurs musicaux et des labels – toute une kyrielle de rencontres intéressantes avec des artistes souhaitant faire connaître leur musique en Europe et dans le monde entier. Un gros potentiel de transactions donc. La Sabam a pris le pouls de quelques participants et passants pour savoir comment ils ont appréhendé leur toute première ou leur énième édition du Midem.

« Le lieu où le commerce de la musique est porté à un niveau supérieur »
Daniël Verstappen (pianiste/compositeur/artiste live): Une très agréable prise de contact avec la Sabam. Ce fut une semaine particulièrement féconde. Notre première impression du Midem est plus que positive. Avec mon manager, j’ai pu avoir des entretiens intéressants avec des producteurs, éditeurs et labels potentiels. C’est l’endroit idéal où le business de la musique est porté à un niveau supérieur. Le stand de la Sabam m’a laissé un sentiment positif, avec un accueil chaleureux et une implication directe par rapport à mon histoire en tant que pianiste et compositeur. À refaire en tout cas !

Ludovic Barnouin (agent/manager - music publisher Hello Pop): J’ai trouvé le Midem 2017 bien plus professionnel que les autres années avec certes moins de monde, mais avec des participants de meilleure qualité et qui savaient mieux ce qu’ils voulaient. En plus de mes meetings organisés en amont, j’ai trouvé les conférences très intéressantes et toute la partie Tech fort passionnante. Merci aussi à la Sabam pour l’assistance et l’accueil quotidien.

Raven (singersongwriter): Je ne savais pas trop quoi attendre du Midem, mais dès le tout premier jour j’ai pu nouer quelques contacts. Tout le monde y ouvert à des rencontres et l’organisation est plaisante avec des moments de réseautage et des panels intéressants. Finalement, j’y ai rencontré de nombreux intéressants partenaires commerciaux potentiels, donc – qui sait ? – cela va peut-être déboucher sur quelque chose !

Marcel Kaufmann (Fondation Suisa): Le Midem a pris une bonne direction en déménageant à l’intérieur du Palais des Festivals, rapprochant ainsi les exposants et les visiteurs. Ce rapprochement était à mon avis non seulement visible dans le hall du Palais, mais se reflétait également dans les discussions avec les participants internationaux. De plus, le programme live a gagné en attractivité avec sa nouvelle double-scène sur la plage tout près du salon. Nous nous réjouissons de la suite.

 

« Moins de moyens, moins de cirque »
Aya Braem (Art related management coordinator GALM, dessinateur): Alors que de précédentes éditions occupaient l’intégralité du Palais des Festivals et s’étendaient bien au-delà de celui-ci (réceptions d’hôtel, réunions,... par ex. au Carlton sur la Croisette), l’édition de cette année n’occupait pas plus qu’un petit étage, le Midem n’est plus ce qu’il a été. Les bourses et conférences se focalisant sur les marchés de niche se portent de mieux en mieux (Jazzahead, Classical Next,...), et il en apparaît de plus en plus. Et ceci se remarque clairement au Midem. Pourtant, j’ai le sentiment cette année que c’est précisément pour cela que le Midem peut redevenir très intéressant. Davantage de concentration, et plus de déferlante de milliers de personnes comme avant. Moins de moyens, mais donc aussi moins de cirque. C’est agréable également d’avoir, via la SABAM, toujours une base pour se réunir, mais aussi pour rencontrer d’autres Belges. Il y a quelques années, je considérais que le Midem n’en valait plus la peine, j’ai dû revoir mon point de vue cette année.

Mary Made (A&R, executive producer et songwriter - M & W Recordings): S’il est difficile d’évaluer les retombées directes du Midem 2017, 85% des rencontres étaient de qualité malgré un nombre de participants en baisse : il y a eu de nouveaux contacts avec des échanges positifs dont quelques-uns sortent du lot, ainsi que des rencontres avec des contacts établis durant des MIDEM précédents pour des projets qui semblent maintenant arriver à maturité.

André d’Anjou (Chairman music publisher Adasong Productions): Je n’étais plus présent physiquement au Midem depuis trois ans, mais il est important pour ma société d’avoir un point de chute, qui est le stand de la Sabam & Bumacultuur ! 90% des rendez-vous ont été fixés sur le stand ! Bien entendu, il y a beaucoup moins de monde que par le passé, mais les personnes rencontrées étaient très intéressées par nos productions ! Nous devrions obtenir des retombées positives et signer quelques contrats de licence et de sous-édition.

Timothy Hagelstein (G7 Music Group): Ce fut un Midem assez positif avec des signatures de contrats internationaux et quelques perspectives de développement. Même s’il y a moins de monde, le Midem reste important et utile.

Piet Bekaert (The Right People): Pour la première fois depuis quelques années, j’ai à nouveau eu le sentiment d’avoir vraiment atteint quelque chose au Midem. J’ai enfin finalisé un contrat et un autre est dans le pipe-line, suite au Midem. Bien entendu, le festival a subi une forte dévaluation en termes d’affluence, il est en train de devenir une réunion surtout d’éditeurs. Un conseil : louez à l’avenir un ou deux grands hôtels dans une grande ville du style Paris, Londres ou Berlin et faites-y se rencontrer tout le monde, car les beaux jours de Cannes comme ville événementielle appartiennent définitivement au passé.

Stefaan Moriau (CTM entertainment): Ce fut le Midem avec la moins grande affluence depuis ses débuts, un palais décharné dans lequel vous aviez vu tous les stands en 10 minutes. Pourtant, le Midem reste toujours pour les éditeurs un endroit idéal pour se rencontrer. Nombre de nos clients y étaient présents et mon agenda était truffé de réunions de 30 ou 60 minutes dans les lobbies des hôtels Carlton, Martinez, The Grand, The Majestic et the Grey Albion. Excellent pour le podomètre ! Les réunions sont à 100% des réunions de qualité et, pour la première fois depuis des années, nous avons également conclu de vrais contrats. Je suis toutefois curieux de voir comment le salon va évoluer à l’avenir.

Fernando Matias (Cap@rCA Ovaçao): Concernant le Midem, le résultat final fut pour nous très positif. Le Midem reste le seul événement où l’on peut rencontrer de nombreux représentants de notre activité. Cette année, comme c’est un peu le cas tous les ans, les nombreuses réunions sont susceptibles de générer de nouveaux contrats. Autre aspect important : la rencontre avec des professionnels que nous connaissons déjà, ce qui permet de renforcer les relations et les contrats existants.

Wim Schreurs (avocat Entertainment): Le Midem, c’est le moment de rencontre annuel par excellence pour les avocats du divertissement du monde entier. L’échange de connaissances et d’expertise entre les avocats du divertissement au Midem est indispensable. Les réseaux internationaux constituent un élément-clé dans une industrie internationale. Le Midem est surtout axé sur les nouvelles technologies et le commerce des droits. Et c’est précisément cette combinaison - streaming, réalité virtuelle, intelligence artificielle – qui donnera un coup de fouet à une nouvelle industrie musicale. (TG)

Avez-vous des questions ? Notre Customer Service vous répondra dans les meilleurs délais.

 

Contactez-nous